Le conflit irano-américain n’est toujours pas résolu, mais les tankers circulent dans le détroit d’Ormuz. Si c’est une bonne nouvelle, le prix du baril de Brent reste supérieur à 90 $, pesant encore lourd sur les finances des agents privés. Pour l’instant, aucun pays ne semble au bord d’une véritable rupture économique et, si la baisse des prix du pétrole se poursuit, le risque de récession pour les économies importatrices d’énergie devrait s’atténuer.
Alors que nous n’observions pas d’inflation des prix des matières premières industrielles lors de notre GPS de juin, le rattrapage par rapport aux prix du pétrole a désormais eu lieu. En effet, en l’espace de trois mois les prix ont largement bondi : +17,9 % pour l’indice S&P des matières premières industrielles (+34,3 % sur un an glissant). Rien d’étonnant donc à ce que nous voyions les indices de prix à la production grimper un peu partout dans le monde, et notamment en Europe avec plus de 5 % ces derniers mois.
Les prix du transport maritime ont continué de grimper pour atteindre un point haut début septembre (93 % de hausse depuis le début d’année) avant de légèrement refluer (- 13 % par rapport au point haut). Le prix du pétrole est évidemment la principale raison de l’augmentation des prix du fret, ainsi que les risques pour les portes-containers et tankers selon les routes maritimes qu’ils empruntent. Tant que le conflit entre les États-Unis et l’Iran n’est pas terminé, il y a peu de raisons pour que les prix baissent drastiquement.


