Le commerce mondial a changé. Hier encore chantre de l’ouverture commerciale, les États-Unis ont désormais imposé des barrières douanières afin de « défendre » leur économie. De l’autre côté du planisphère, la Chine, déjà rodée sur la question du protectionnisme, continue d’inonder les marchés mondiaux de ses produits grâce à un dumping agressif, qui entraine la multiplication de procès en concurrence déloyale. Enfin, au centre, l’Europe, tente de jouer la carte de l’ouverture commerciale alors que les joueurs ont changé les règles du jeu.
Et pour le Vieux Continent, les nuages continuent de s'accumuler. Alors que la guerre en Ukraine est enlisée et que l’embargo sur l’énergie russe a fragilisé ses approvisionnements, à l’heure où nous écrivons, le conflit au Moyen-Orient vient de propulser les prix du gaz et du pétrole à la hausse.
L’Europe n’a désormais pas d’autre choix que de revoir son logiciel économique et géopolitique, faute de quoi les années à venir seront difficiles. En tant que l’un des plus grands marchés mondiaux, l’UE dispose d’atouts dans les négociations commerciales si elle agit comme un bloc uni. Le sursaut doit venir.